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  • Le 27 janvier 2022
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Nous avons tous et toutes nos idées reçues quant au passage du lycée à l’enseignement supérieur. « le programme de la fac ? Complètement différent de celui du lycée », « beaucoup d’étudiants échouent dès la licence ! », « l’université, c’est pas pour moi ». La frontière entre le second degré et le supérieur semble parfois insurmontable. Des enseignantes-chercheuses de l'Inspé animeront un atelier pour dénouer le vrai du faux au cours de la Nuit Blanche des Chercheurs organisée le 27 janvier à Nantes. L'évènement sera aussi disponible en ligne !

Rencontre avec les Enseignantes-Chercheuses impliquées dans ce projet :

  • Marie David, Inspé, CENS
  • Alice Lermusiaux, Inspé, CENS
  • Sophie Orange, CENS
  • Claire Lemêtre, Université Paris 8-Vincennes-Saint-Denis, CIRCEFT-ESCOL

Quelles recherches avez-vous mené pour étudier ce passage du lycée à l’enseignement supérieur ?

Marie David a comparé, pendant plusieurs années, les manières d’enseigner et les manières d’apprendre dans des lycées généraux et en première année à l’université. Alice Lermusiaux a observé les apprentissages des étudiant.es en Institut de soins infirmiers, en s’intéressant notamment aux différences selon les parcours d’étude antérieurs (lycéens, aides soignant.es). Claire Lemêtre et Sophie Orange ont réalisé plusieurs enquêtes sur l’orientation des lycéen.nes, dans plusieurs académies, avec les plateformes APB puis Parcoursup.
 

Quelle est selon vous l’idée reçue la plus coriace auprès des jeunes lycéens concernant l’enseignement supérieur ?

visuel_amphi Beaucoup de lycéen.nes pensent que les études à l’université sont soit trop abstraites pour elles et eux, soit trop peu prestigieuse et sans débouché. Les licences universitaires sont relativement déconsidérées par rapport à d’autres filières du supérieur comme les classe prépas ou les écoles spécialisées. Or nos travaux, avec d’autres, montrent que l’université reste centrale dans l’enseignement supérieur et que le gap avec ce qui se passe au lycée n’est pas si important qu’on le croit souvent.


Quelles mesures concrètes préconisez-vous pour faciliter cette passerelle entre le lycée et l’enseignement supérieur ?

Il faut d’abord augmenter fortement le nombre de places dans les premières années, de licence, de BTS et d’IUT, car les bachelier.es des dernières cohortes sont plus nombreux et ont envie de poursuivre leurs études. Et baisser fortement le nombre d’étudiant.es par groupe pour rapprocher les effectifs de ceux du lycée : c’est une condition nécessaire de la réussite étudiante.


Lors de vos recherches, avez-vous identifié les principaux facteurs clés de réussite et les facteurs d’échecs lors du passage à l’enseignement supérieur ?

Pour réussir ses études supérieures, la meilleure clé est d’abord de réussir au mieux son collège et son lycée… Pour les élèves sans trop de difficultés scolaires, le passage dans le supérieur a toutes les chances de bien se passer. Un autre facteur reconnu comme décisif, c’est l’assiduité : même quand il n’est pas obligatoire de venir en cours, c’est un élément central de la réussite aux examens. Mais la plupart des étudiant.es les savent bien ! La présence assidue en cours permet aussi de s’intégrer dans le groupe étudiant, d’en acquérir la culture, ce qui permet de mieux comprendre les attentes enseignantes et d’y répondre.

La Nuit Blanche des Chercheurs

Ce projet de recherche sera présenté lors de la Nuit Blanche des Chercheurs organisée par Nantes Université le 27 janvier 2022.